top of page
Rechercher

Pourquoi mon corps reste-t-il tendu même quand je me repose ?

anthonymace
il y a 7 jours
5 min de lecture

Vous rentrez chez vous après une longue journée.

Enfin, vous pouvez vous poser.

Vous vous installez dans le canapé.

Vous ne faites plus rien.

Vous devriez pouvoir vous détendre.


Pourtant, vos épaules restent crispées.

Votre nuque est tendue.

Votre dos ne semble pas vraiment se relâcher.


Vous changez de position.

Vous essayez de vous détendre.

Mais cette sensation de tension est toujours là.


Et une question finit par apparaître :

« Pourquoi mon corps reste-t-il tendu alors que je suis au repos ? »

La réponse n'est pas toujours aussi simple qu'on pourrait le penser.


Se reposer ne signifie pas forcément se détendre


Nous avons tendance à associer le repos à l'absence d'activité.

S'asseoir.

S'allonger.

Regarder la télévision.

Dormir.


Pourtant, être immobile et relâcher ses muscles sont deux choses différentes.


Vous pouvez être confortablement installé tout en gardant les épaules légèrement relevées, la mâchoire serrée ou les muscles du dos contractés.

Parfois, on ne s'en aperçoit même plus.

Ce n'est qu'en portant attention à son corps que l'on réalise à quel point certaines zones restent sollicitées.


Pourquoi certaines tensions persistent-elles après une journée ?


Il n'existe pas une seule explication. Plusieurs facteurs peuvent se combiner.


1. Les mêmes muscles ont été sollicités pendant des heures


Une journée passée devant un écran, au volant, debout ou à effectuer des gestes répétitifs peut solliciter certaines zones musculaires.

Même sans effort physique intense, rester longtemps dans une position ou répéter les mêmes mouvements peut contribuer à une sensation de raideur ou de fatigue.

Le soir, les muscles ne retrouvent pas nécessairement une sensation de confort dès que l'activité s'arrête.


2. Le stress peut entretenir les tensions musculaires


Lorsque nous sommes sous pression, notre organisme peut réagir par une augmentation de la vigilance et de la tension musculaire.

Les épaules remontent.

La mâchoire se serre.

La respiration devient parfois plus rapide ou plus superficielle.

Ces réactions ne sont pas forcément conscientes.

Et lorsque les préoccupations continuent après le travail, il peut être difficile de retrouver une sensation de détente.

Le stress peut contribuer aux tensions corporelles. Mais il ne faut pas en conclure que toute douleur est causée par le stress.


3. Le corps s'habitue parfois à certaines contractions


Imaginez que vous gardiez les épaules légèrement relevées pendant une bonne partie de la journée.

Au départ, vous pourriez le remarquer.

Mais avec le temps, cette position peut devenir familière.

Vous ne ressentez plus nécessairement l'effort musculaire au moment où il se produit.

C'est parfois seulement lorsque la gêne apparaît que vous prenez conscience de cette tension.

Cette habitude n'explique pas toutes les douleurs, mais elle peut participer à certaines sensations de raideur.


4. Le repos ne compense pas toujours une journée peu variée


On imagine parfois qu'il suffit de s'allonger le soir pour récupérer d'une journée passée dans la même position.

Pourtant, le corps bénéficie aussi d'une alternance entre mouvement, activité et repos.

Quelques changements de position ou des mouvements doux répartis dans la journée peuvent parfois être plus confortables que de rester immobile pendant des heures avant de chercher à se détendre le soir.


Pourquoi ai-je les épaules et la nuque tendues même sans rien faire ?


C'est une question fréquente lorsqu'on ressent des tensions au repos.

La nuque, les épaules et le haut du dos participent à de nombreux gestes quotidiens : regarder un écran, porter des objets, conduire, travailler avec les bras devant soi.

Lorsque ces zones ont été longtemps sollicitées, elles peuvent rester sensibles ou raides après l'arrêt de l'activité.

La fatigue, le sommeil, les préoccupations et certaines conditions physiques peuvent également influencer les sensations.

Ce qui compte, c'est de ne pas considérer systématiquement ces tensions comme normales ou inévitables.

Une gêne persistante mérite d'être comprise, surtout lorsqu'elle revient régulièrement ou perturbe le quotidien.


Un petit exercice pour observer vos tensions


Je vous propose quelque chose de très simple.

Cela prend environ une minute.

Installez-vous confortablement, assis ou debout.

Sans chercher à corriger immédiatement votre posture, prenez le temps d'observer :

  • Où se trouvent vos épaules ?

  • Votre mâchoire est-elle serrée ?

  • Votre respiration est-elle confortable ?

  • Ressentez-vous une zone particulièrement contractée ?

Puis, si cela reste agréable, laissez doucement vos épaules redescendre et effectuez quelques mouvements lents.

Ne forcez pas.

Le but n'est pas de réussir un exercice ni de faire disparaître une douleur en une minute.

Il s'agit simplement de remarquer ce que vous ne percevez pas toujours au cours de la journée.

Parfois, cette observation suffit à découvrir une habitude dont on n'avait pas conscience.


Et si les tensions reviennent tous les soirs ?


C'est peut-être le point le plus important.

Lorsque les tensions reviennent régulièrement, nous cherchons souvent à les soulager une fois qu'elles sont installées.

Nous nous étirons.

Nous changeons de position.

Nous essayons de nous reposer davantage.

Ces gestes peuvent apporter du confort, mais il peut aussi être utile de s'intéresser à ce qui se passe avant l'apparition de la gêne.


À quel moment de la journée commence-t-elle ?

Après quelle activité ?

Dans quelles circonstances semble-t-elle diminuer ?

Est-elle toujours située au même endroit ?

Ces observations peuvent aider à mieux décrire le problème et à identifier des habitudes qui méritent d'être adaptées.

Elles ne remplacent toutefois pas une évaluation médicale lorsqu'elle est nécessaire.


Quand faut-il consulter un professionnel de santé ?


Des tensions qui persistent, s'aggravent, reviennent fréquemment ou limitent vos activités justifient un avis médical.

Une douleur accompagnée d'une faiblesse, de troubles de la sensibilité ou d'autres symptômes inhabituels mérite également une évaluation.

En cas de douleur thoracique, de difficulté à respirer ou de symptômes soudains et importants, demandez une aide médicale urgente.

Il est essentiel de ne pas attribuer automatiquement une douleur au stress ou à une simple contraction musculaire.


Une autre manière d'aborder les tensions corporelles


Dans mon cabinet de somatopathie à Créhen, je reçois notamment des personnes qui souhaitent prendre davantage de temps pour observer leurs tensions et leur manière de réagir aux sollicitations du quotidien.

Mon approche repose sur l'écoute, le travail manuel et l'attention portée aux sensations corporelles.

L'objectif est de proposer un moment d'accompagnement individualisé, sans prétendre remplacer un diagnostic ou un traitement médical.

Mais je trouve également important que cette attention au corps ne s'arrête pas à la porte du cabinet.

C'est pourquoi chaque séance comprend un suivi personnalisé de trois jours sur WhatsApp.

Pendant ces trois jours, vous recevez de courts messages et des propositions simples pour continuer à observer vos sensations dans votre quotidien.

L'idée n'est pas de vous ajouter des exercices contraignants.

C'est de vous aider à accorder, progressivement, un peu plus d'attention à ce que vous ressentez.


Et si vous commenciez par remarquer vos tensions avant qu'elles deviennent gênantes ?


Nous attendons souvent que notre corps nous dérange pour lui accorder de l'attention.

Une nuque raide.

Des épaules douloureuses.

Un dos tendu après une longue journée.

Pourtant, il peut être utile de commencer à observer ces sensations plus tôt, sans attendre qu'elles prennent toute la place.


Parce que se reposer est important. Mais apprendre à reconnaître les moments où l'on reste tendu peut l'être tout autant.


Anthony Macé — Somatopathe à Créhen


Cabinet situé aux Verts Sapins, à Créhen, à proximité de Plancoët, Dinan et Beaussais-sur-Mer.

Séance d'environ 45 minutes — 65 €.

Accompagnement personnalisé de trois jours sur WhatsApp inclus dans la séance.



 
 
 

Commentaires


© 2019 par Anthony Macé. Créé avec Wix.com

bottom of page